Méningites aigues
Conduite a tenir devant
méningite aigue
Définition des méningites aigues
Les méningites aigues
infectieuses sont une inflammation méningée d’origine bactérienne, virale,
fongique ou parasitaire. Les méningites aigues bactériennes constituent une
urgence médicale, diagnostique et thérapeutique. Une méningite associée à des
signes neurologiques déficitaires doit faire évoquer une méningo-encéphalite ou
un abcès
Diagnostic
Les symptômes sont ceux
d’un syndrome méningé, fébrile :
- Céphalées, vomissements en jet,
photo-phonophobie, myalgies
- Syndrome infectieux d’apparition
brutale ou progressive
A l’examen clinique on
recherche :
- Signes d’irritation méningée :
raideur de nuque, signes de Kernig et/ou Brudzinski
- Lésions purpuriques (méningocoque ou
pneumocoque) à rechercher au niveau des extrémités dans les tableaux
débutants
- Une éventuelle porte d’entrée (otite
suppurée, abcès dentaire)
- Signes de gravités telles que
:
- une instabilité hémodynamique
(sepsis, sepsis grave ou choc septique),
- des marbrures,
- augmentation du temps de
recoloration cutanée,
- une polypnée,
- des troubles de la vigilance allant
de la simple obnubilation au coma, ou des convulsions
Facteurs favorisants
En dehors des brèches
méningées, de foyers infectieux primitifs, certains facteurs favorisent la
survenue d’une méningite bactérienne communautaire (MBC), le type de bactérie,
la gravité de l’infection et d’éventuelle récidive.
- L’âge supérieur à 60 ans, le
diabète, l’immunodépression, le cancer, l’alcoolisme sont des facteurs
prédisposants de MBC dans près d’un quart des grandes séries de la
littérature.
- Le pneumocoque reste prédominant
devant les méningites à Listeria monocytogenes et à bacilles à Gram
négatif (Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae).
- L’infiltration épidurale est
rarement responsable de méningite et/ou d’épidurite à Staphylococcus
aureus, streptocoques oraux prévenues par une asepsie rigoureuse du geste.
- Les implants cochléaires augmentent
le risque de méningite à pneumocoque.
- Chez l’enfant, une méningite
puriforme aseptique, une méningite à S. aureus ou à entérobactérie doit
faire évoquer une malformation congénitale rachidienne (sinus dermique,
spina bifida) ou cérébrale et conduire à l’IRM.
- En cas de rate non fonctionnelle ou
splénectomie, le risque de méningites à pneumocoques est majoré et doit
être prévenu par antibioprophylaxie et vaccination.
- L. monocytogenes est fréquente chez
le patient transplanté, infecté par le VIH, ou sous anti-TNF-alpha
(surtout l’infliximab).
- Enfin, certains polymorphismes
génétiques exposent à un risque majoré de survenue de MBC, déficit en
certaines fractions du complément ou en properdine (méningocoque,
pneumocoque). Les polymorphismes du gène du mannose-binding lectin, des
Fcγ récepteurs, de l’interleukine-1 ou de son récepteur peuvent également
être impliqués. La recherche de ces anomalies génétiques se discute dans
certains cas dès le premier épisode de MBC, nécessaire en cas de récidive.
L’examen complémentaire à réaliser en
urgence est le ponction lombaire
Doivent être
systématiquement demandés :
- Cytologie (10 gouttes) : nombre de
cellules et formule leucocytaire
- Biochimie (10 gouttes) : lactates,
glycorachie (noter une glycémie capillaire contemporaine) et
protéinorachie
- Microbiologique (10à20 gouttes) :
examen direct, cultures, antigènes solubles
- Toujours prélever un ou deux tubes
supplémentaires à conserver au frais pour d’éventuelles analyses
complémentaires (encre de chine, PCR …)
- La
PL doit être acheminée au laboratoire sans délai et remise en main propre,
consigner l’horaire dans le dossier
- La
PL ne doit être précédée d’un scanner cérébral qu’en cas de signes neurologiques
vrais de localisation, de crise comitiale ou de coma
- Si un scanner cérébral est
nécessaire avant la PL, il faut en urgence prélever une hémoculture, puis
administrer la première dose de Dexaméthasone, immédiatement suivie de la
première dose d’antibiotique avant le scanner.
Contre-indications
à la PL
- Suspicion d’HTIC
- Infection locale du point de
ponction
- Troubles de la crase:
- Thrombocytose < 50 G/L
- INR > 1,5
- Temps de saignement > 7 min (ni
l’aspirine , ni le clopidogrel, ni leur association ne
contre-indiquent une PL
- Refus explicite du patient
- Au
moins une hémoculture
Points clés
- Une réaction cellulaire (> 5
éléments/mm3) dans le LCR pose le diagnostic de méningite
- L’antibiothérapie est basée sur
l’examen du LCR : l’aspect (purulent ou eau de roche), tendu, nombre et
type de cellules (lymphocytes et/ou polynucléaires), l’examen direct à la
recherche de bactéries, la protéinorachie, le ratio glycorachie/glycémie
et à distance, la culture systématique
- L’association d’une méningite aiguë
(clinique) avec des lésions purpuriques ± signes de choc définit un
purpura fulminans :
- urgence majeure à l’antibiothérapie
(C3G) qui précède la PL
- transfert en réanimation
- déclaration obligatoire
- traitement des sujets contacts
(Rifampicine)
Pièges
- Evoquer le diagnostic de méningites
aigues devant tout trouble neurologique fébrile, tableau psychiatrique
avec délire aigu sans antécédents, agitation, somnolence excessive,
troubles de la conscience (jusqu’au coma), convulsions
- Présentation atypique chez le
patient âgé ou chez le le nourrisson (nuque avec hypotonie et bombement de
la fontanelle)
- Toute suspicion clinique de
méningite aigue doit être investiguée par une PL.
- Un syndrome méningé fébrile à PL
normale indique une surveillance en milieu hospitalier, si nécessaire en
répétant la PL
- Prise d’antibiotiques les jours
précédents pour interpréter les résultats de la PL (méningite décapitée)
Pronostic
Directement corrélé au
délai d’instauration de l’antibiothérapie dans les méningites bactériennes
Prise en charge
Aux urgences
- Hospitalisation systématique de
toutes méningites
- Hospitalisation en réanimation pour
toutes méningites avec signes de gravité : altération des fonctions
supérieures, signes de localisation, état de choc ou purpura
- Adapter l’antibiothérapie en
fonction des résultats de la ponction lombaire
Traitement des méningites aigues
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Méningites bactériennes communautaires : recommandations
2018 |
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Texte court (MMI 2019;49:367-404
Doi: 10.1016/j.medmal.2019.03.008)- Texte long (MMI 2019;49:405-41 Doi:
10.1016/j.medmal.2019.03.009) Il s’agit de l’actualisation 2018, publiée en
2019, de la conférence de consensus de 2008 qui n’est donc plus valide. |
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Examen direct/PCR
positifs |
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Suspicion de pneumocoque (cocci Gram+) |
Céfotaxime ou |
300mg/kg/jour IV |
10-14 J |
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Ceftriaxone |
100mg/kg/jour IV, en 1 ou 2 perfusions |
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Suspicion de méningocoque (cocci Gram−) |
Céfotaxime ou |
200mg/kg/jour IV |
4-7 J |
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Ceftriaxone |
75mg/kg/jour IV, en 1 ou 2 perfusions |
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Suspicion de listériose (Bacille Gram+) |
Amoxicilline + |
200mg/kg/jour IV en 4-6 perfusions, ou en perfusion
continue |
14-21 J |
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Gentamicine |
5mg/kg/jour IV chez l’adulte, en DUJ, 5–8mg/kg chez
l’enfant |
5 J |
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Suspicion de H. influenzae (Bacille Gram −) |
Céfotaxime ou |
200mg/kg/jour IV |
7 J |
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Ceftriaxone |
75mg/kg/jour IV, en 1 ou 2 perfusions |
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Suspicion d’E. coli d (Bacille Gram−) |
Céfotaxime ou |
200mg/kg/jour IV |
21 J |
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Ceftriaxone |
75mg/kg/jour IV, en 1 ou 2 perfusions |
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Examen direct/PCR
négatifs |
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Sans argument en faveur d’une listériose |
Céfotaxime ou |
300mg/kg/jour IV |
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Ceftriaxone |
100mg/kg/jour IV, en 1 ou 2 perfusions |
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Avec arguments en faveur d’une listériose (terrain
prédisposant, symptomatologie progressive, atteinte rhombencéphale, nerfs
crâniens et/ou sd cérébelleux) |
Céfotaxime ou |
300mg/kg/jour IV |
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Ceftriaxone |
100mg/kg/jour IV, en 1 ou 2 perfusions |
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+Amoxicilline |
200mg/kg/jour IV en 4-6 perfusions, ou en perfusion
continue |
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+Gentamicine |
5mg/kg/jour IV chez l’adulte, en DUJ, 5–8mg/kg chez
l’enfant |
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La valeur basse de la fourchette de durée est à retenir
en cas d’évolution favorable |
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Cefotaxime : en 4-6 perfusions,
ou en perfusion continue avec dose de charge de 50mg/kg sur 1h. Si
insuffisance rénale: même dose pendant 24h, puis baisse de 25% si DFG 30 à
60mL/min, de 50% si DFG 15 à 30mL/min, de 75% si DFG < 15mL/min. Pas de
changement de posologie si hémofiltration continue. Dose maximale enfant:
12g/j. |
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Ceftriaxone : Si DFG <30mL/min:
même dose pdt 24h (en 2 perfusions), puis, baisse de 50% en 1 perfusion. Dose
max enfant: 4g/j. Si suspicion E. coli BLSE : méropénème 40mg/kg×3/j IVL et
avis d’expert requis. Pour les allergies graves aux molécules recommandées,
des CAT et alternatives sont proposées. |
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Corticothérapie : |
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Dexaméthasone 10mg (adulte),
0,15mg/kg (enfant), toutes les 6h, pendant 4 jours. Juste avant ou
simultanément à la 1ère injection d’antibiotique (adulte seulement :si
impossible, au maximum 12h après) |
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Indications : adultes et nourrissons de 3 à 12 mois : méningite
bactérienne suspectée et impossibilité, ou retard à la PL, ou LCS
trouble/purulent ou examen direct négatif mais les autres examens du LCS et
du sang sont en faveur d’une méningite bactérienne, microbiologie initiale du
LCS évocatrice de pneumocoque (binax positif et/ou CG+ à l’examen direct).
Microbiologie initiale du LCS évocatrice chez l’adulte de méningocoque (CG
négatif à l’examen direct, proposition non consensuelle, ou chez l’enfant
d’H. influenzae (BGN à l’examen direct) ou de pneumocoque. Non recommandé
chez les patients immunodéprimés et en cas de listériose cérébro-méningée |
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Traitement
documenté |
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Pneumocoque et CMI C3G et amox ≤
0,5 mg/l : Amoxicilline 200mg/kg/jour IV en 4 perfusions, ou en perfusion
continue |
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Pneumocoque et CMI ≤ 0,5 mg/l
C3G et amox > 0,5 mg/l : céfotaxime 200mg/kg/j, ou ceftriaxone 75mg/kg/j |
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Pneumocoque et CMI C3G > 0,5
mg/l : contrôle PL, dosage ATB LCS/sang. Si échec: imagerie ± ajout autre
ATB, avis d’expert |
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Méningocoque et CMI amox ≤0,125
mg/l : Amoxicilline 200mg/kg/jour IV en 4-6 perfusions, ou en perfusion
continue. |
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Méningocoque et CMI amox
>0,125 mg/l : céfotaxime 200mg/kg/j, ou ceftriaxone 75mg/kg/j |
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Listeria : Amoxicilline
200mg/kg/jour IV en 4-6 perfusions, ou en perfusion continue. |
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Streptococcus agalactiae :
Amoxicilline 200mg/kg/jour IV en 4-6 perfusions, ou en perfusion continue. |
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Escherichia coli : céfotaxime
200mg/kg/j, ou ceftriaxone 75mg/kg/j |
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H. influenzae : céfotaxime
200mg/kg/j, ou ceftriaxone 75mg/kg/j |
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Si pas de documentation, présentation initiale évocatrice, évolution favorable
et pas d’autre diagnostic, poursuite ATB initiale 14j. |
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Si évolution défavorable à H48-72 : imagerie, nouvelle PL, discuter bactéries non
conventionnelles, virus, causes inflammatoires, thrombophlébite, foyer para
méningé, etc |
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Valeurs
corrigées en cas de LCS hémorragique :
- le taux attendu de leucocytes est de
1 leucocyte pour 800 hématies, avec le même rapport lymphocytes/PNN que
dans le sang
- le taux attendu de protéines est de
0.4g/l + [0.1g/l pour 1000 hématies]
Cadre général
Les méningites bactériennes
sont classiquement à liquide purulent (cellularité forte à prédominance de
PNN), et les méningites virales à liquide clair (cellularité faible à
prédominance lymphocytaire)
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LCS |
NORMAL |
MENINGITE BACTERIENNE |
MENINGITE VIRALE |
|
Leucocytes |
< 5/mm3 |
> 10/mm3, PNN > 50% |
> 10/mm3, lympho>50% |
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glycorachie/glycémie |
0.6 |
<0.4 |
0.6 |
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Protéinorachie |
< 0.4g/l |
> 0.4g/l, svt > 1.5g/ |
0.4g/l, svt<1g/l |
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Lactates |
> 3.2 mmol/l |
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Traitement non antibiotique
- Correction d’ une pression
artérielle basse par remplissage
- Anti-convulsivants en cas de crise
convulsive
- Traitement de l’HTIC si
symptomatique :
- Correction d’une pression artérielle
basse
- Surélévation de la tête à 20-30° o
sédation, ±ventilation mécanique
- Le mannitol 10% en bolus unique
2mg/kg peut être proposé en cas de situation menaçante.
- Traitement de la fièvre
- Surveillance et correction des
troubles métaboliques : ionogramme, diurèse : SIADH
- Contrôle de la glycémie par
insulinothérapie (objectif glycémie < 1,5 g/l)
Méningites aigues présumées virales
Absence de signes encéphalitiques
Méningite virale
d’évolution habituellement bénigne. Le traitement est symptomatique
(paracétamol, antalgiques). Surveillance 48h.
- LCS : PCR Enterovirus : affirmer le caractère viral et
d’interrompre ATB probabiliste
- Sang : Sérologie VIH, TPHA, VDRL
Présence de signes encéphalitiques
Une méningo-encéphalite
herpétique doit être évoquée et traitée en cas de signes encéphalitiques :
- Troubles du comportement, du
langage, désorientation, convulsions,…
- Dysautonomie cardiovasculaire
LCS
: PCR HSV
Encéphalite
aiguë nécrosante temporale, gravissime
3 examens :
- PL : profil de méningite très
lymphocytaire ; +PCR HSV très sensible entre J4 et J10 (savoir la
renouveler si négative avant J4)
- IRM
- EEG
Traitement :
- Aciclovir (Zovirax®)IV: 10 à
15mg/kg/8 h en IVSE sur 1h30
- Hydratation abondante pour limiter
la toxicité rénale de l’aciclovir (objectif diurèse > 2l/jour)

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