Prise en charge des hémorragies

 

Prise en charge des hémorragies

 

Cette prise en charge est stereotypee. Des la constatation du saignement, l’hemorragie

doit etre stoppee en comprimant l’endroit qui saigne avec les doigts ou la

paume de la main proteges par des gants a usage unique. La victime est allongee

et le membre est sureleve. Des que possible, un pansement compressif est mis en

place. Si le saignement persiste malgre ce pansement, la compression manuelle

est reprise jusqu’a l’arrivee d’une equipe medicalisee. Si malgre la compression

manuelle, l’issue de sang persiste, un point de compression est realise et en derniere

limite un garrot est pose. Un garrot est egalement mis en place si la compression

directe est impossible ( corps etranger) et que le point de compression est ineffi -

cace. Dans tous les cas, de l’oxygene est administre des que possible.

En cas de saignement lie a une section de membre, la prise en charge est

identique et la partie de membre sectionnee est placee dans un sachet lui-meme

mis dans un sachet rempli de glace. (Le membre ampute ne doit en aucun cas

etre en contact direct avec la glace.)

 



Fig. 7. – Les points de compression femoral, humeral, carotidien et sus-claviculaire.

Les traumatisés de la colonne vertébrale

 

Tout patient traumatise (forte deceleration, chute de hauteur) doit

etre suspect d’une lesion de la colonne vertebrale. Tout traumatise inconscient

est considere comme un traumatise medullaire jusqu’a preuve du contraire

(examen radiologique complet de l’ensemble du rachis). Si le patient est

conscient, on suspecte une lesion de la colonne vertebrale devant un defi cit

sensitivomoteur bilateral (para– ou tetraplegie). Ces lesions peuvent parfois se

manifester uniquement par des paresthesies des membres (fourmillements) ou

des troubles de la sensibilite.

Prise en charge des traumatisés de la colonne vertébrale

 

Tout traumatise rachidien doit etre mobilise avec d’extremes precautions pour

eviter l’aggravation de lesions existantes ou l’apparition de nouveaux signes

defi citaires. L’element essentiel est le maintien de l’axe tete-cou-tronc.

La pose d’un collier cervical est le preliminaire indispensable avant toute mobilisation

sauf dans le cadre d’un degagement d’urgence (fi g. 1). Avant sa pose, un

maintien du rachis cervical est necessaire. Pour cela un des sauveteurs, a genoux,

maintient la tete dans la position ou elle se trouve avec les deux mains placees

de chaque cote de la tete au niveau des oreilles avec les doigts ecartes. Pour etre

stable, le sauveteur prend appui avec les coudes sur ses genoux ou sur le sol.

Une fois le collier cervical mis en place, le relevage du patient est assure par

cinq personnes. La victime est mobilisee uniquement pour la placer soit sur un

plan dur, soit sur un matelas coquille.

La personne dirigeant la manoeuvre se met a la tete de la victime avec les

deux mains maintenant l’axe tete-rachis cervical (cf. supra). Une deuxieme

personne se place au niveau des pieds et saisit les deux chevilles. La troisieme

personne engage ses mains sous la taille (possibilite de saisir les parties laterales

de la ceinture de la victime si elle est solide). Le quatrieme sauveteur passe ses

mains sous les epaules de la victime. Celle-ci est alors soulevee en bloc et le

dernier sauveteur glisse le matelas coquille sous la victime. Cette derniere est

alors reposee delicatement en maintenant l’axe tete-cou-tronc sur le matelas

coquille qui permet alors sa mobilisation sans risque.

Chez le traumatise medullaire cervical haut peut apparaitre une hypotension

arterielle severe par vasoplegie (atteinte du systeme sympathique) associee

a une bradycardie, voire a un ACR. Dans certains cas, si la lesion medullaire

est tres haute, elle peut entrainer une paralysie des muscles respiratoires avec

necessite d’une ventilation artifi cielle au long court.

 

Conclusion

 

L’ensemble de ces gestes est simple a mettre en place. Cependant, dans le cadre

de l’urgence, ces gestes faciles a realiser en salle de cours se revelent souvent

oublies ou mal effectues au prejudice de la victime en periode de stress. Pour

maintenir ces acquis, il est donc necessaire de revoir ces gestes lors de la formation

continue afi n d’avoir des automatismes durant ces periodes anxiogenes.

 

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