Protéinurie
Infection
urinaire, Néphropathie glomérulaire , tubulo interstitielle, Myélome,
Protéinurie orthostatique bénigne .
Physiopathologie
• PROTEINURIE
PHYSIOLOGIQUE
¨ Toujours
< 150 mg/j avec poids moléculaire limite de 70 kDa (=PM Alb)
¨ Riche
en ptn de faible PM (B2 μglob, lysozyme, hormone) ,en ptn
tubulaire (dt
ptn de Tamm et Horsfall =
uromucoïde, sécrété au niveau du TCD et anse de Henlé), en Ig
(G,
D, A= sécrété au niveau tubulaire) et présence d’un peu
d’albumine.
• PROTEINURIE
PATHOLOGIQUE
¨ Glomérulaire
(> 3g / 24 h)
=
Hyperperméabilité de la membrane glomérulaire par atteinte :
ü Fonctionnelle (perte des charges négatives) :
proteinurie sélective avec Albuminurie > 85% et un rapport des
clairances de l’IgG / transferrine < 0.1 => PM entre 5 et 90
kDa .
ü Lésionnelle (dépôts extaMb ou endo, proliferation cellulaire
glomérulaire) : protéinurie non selective avec Alb < 80 % et
un rapport des clairances > 0.2. => PM > 100 kDa
¨ Tubulaire
(svt < 1g/j)
ü Par
défaut de réabsorption tubulaire des ptn normalement filtrés dc PM <
70kDa , peu d’Alb (RBP, β2 glob).
¨ Protéinurie
pré-renale
ü Protéine de faible PM normalement absente du plasma (Mb, Hb,
lysozyme ds LAM 4/5, chaine légère des Ig dans le myélome)
ü Modification de l’hémodynamique locale : température,
Insuffisance cardiaque, effort
Diagnostic positif
• ELIMINER L’INFECTION
URINAIRE : ECBU INDISPENSABLE
• MISE
EN EVIDENCE D’UNE PROTEINURIE
¨ Condition
: Le
matin du jour du recueil, jeter les 1ières urines
du lever,
puis à partir de ce moment-là, recueillir dans un récipient de type bouteille
en plastique la totalité des urines jusqu'à la miction du lever le lendemain
matin. Pour les enfants non continents, prévoir des poches de recueil urinaire.
¨ Bandelette
urinaire réactive en 1ière intention
(seules
l’albumine et
le lysosyme st
détectésQ). Son caractère
semi quantitatif est à interpréter avec prudence car lié à la concentration des
urines et donc à la diurèse des 24 H.
¨ Proteinurie
des 24 h (néphélémétrie)
sur urines fraiches avec ECBU associé
¨ Electrophorèse
des protéines urinaires
ü %
d’Alb = sélectivité , pic etroit (CL) , Hypoalb et bande large inhomogène
(origine tubulaire)
¨ I.E.P.U.
: caractère
monoclonal et précise le type de chaine légère
¨ Dosage
pondéral : permet
de connaître le PM
• ETABLIR
LE CARACTERE PERMANENT OU INTERMITTENT DE CELLE-CI : Contrôler la
présence d’une protéinurie sur 3 dosages successifs
• RECHERCHER
UN SD GLOMERULAIRE ASSOCIE ( néphrotique
pur ou non ; néphritique A ..)
¨ Doser
l’albuminémie et la protidémie
¨ Evaluer
la fonction rénale : interrogatoire,
état d’hydratation, urée, créat, iono sang et urine
• RECHERCHER
UNE GLYCOSURIE
¨ Dans
un bilan d’un diabète , si pas de protéinurie => rechercher une μalbuminurie
: 30-300 mg /24 h
• RECHERCHER
UNE MALADIE GENERALE
Diagnostic étiologique
• PROTEINURIE A
PREDOMINANCE D’ALBUMINE => PBR
¨ > 3 g/24 h ou > 50mg/kg/j chez l’enfant =
> pathognomonique d’une néphropathie glomérulaire (OMI, HTA,
hématurie, cylindres, SNo, SNi, IR ) : sévérité des lésions est corrélé à la
sélectivité et non à l’intensité de la protéinurie : moins elle est
sélective, + le mécanisme est lésionnel.
¨ < 2 g/24 h
ü Néphropathie
glomérulaire (débutante ou associé à une IR)
ü Néphropathie
tubulo-interstitielle (évolué)
ü Néphroangiosclérose
ü Néphropathie
chronique
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• PROTÉINURIE A PRÉDOMINANCE DE GLOBULINES
¨ Pic étroit et homogène de globuline => myélogramme
+ IEPU+ Protéinurie de Bence-Jones
ü Gammapathie
monoclonale (bénigne
et myélome), elle n’est pas dépistée à la BU, elle peut être > 3g/j mais
pauvre en Albumine (sf si amylose associée)
¨ Globulines
ü Néphropathie
tubulaire et/ou interstitielle : A l’EPU, bande large inhomoG
(globulines de faible PM) , l’albuminurie le + svt basse peut devenir plus
importante lorsque l’atteinte interstitielle se complique d’une atteinte
glomérulaire.
• FORMES
CLINIQUES
¨ Protéinurie fonctionnelle ou intermittente
ü Insuffisance
cardiaque surtt Dte, effort violent, fièvre, polyglobulie.
¨ Protéinurie orthostatique
ü Fréquente
(2-5%
des ados) chez l'adolescent longiligne
ü Disparaît
avant l’âge de 20 ans (état staturoponderal adulte atteint) ds 80 % des cas ,
elle peut persister sous forme d’une protéinurie orthostatique fixée toujours
bénigne
ü Mesure
de la protéinurie sur
les urines de la journée, en conditions d’activité normale, puis miction 2
heures après le coucher, puis mesure de la protéinurie sur urines de la nuit en
décubitus strict : protéinurie isolée < 1g/24h, riche
en albumine qui disparaît
++ (et non pas
diminue simplement) en décubitus (< 50 mg/8h)
ü Évolution
bénigne ++ : pas
d’insuffisance rénale ni d’HTA
ü Bilan
normal (
= isolé , pas d’hématurie, ni de leucocyturie associée). Pas de PBR
ü Surveillance
annuelle
ü CAT
: pas
de ttt ni de régime ni de
modification du calendrier vaccinal , ni de modificat°des activités
sportives
ü NB
: l’orthostatisme renforce toutes les protéinuries par augmentation de la P°
hydrostatique
¨ Proteinurie isolée < 1 g/j de l’adulte jeune
ü Bilan
négatif, surveillance bi annuelle sans ttt , pronostic bon
ü PBR
discuté.
Indication d’une PBR et précautions à
prendre
• PRECAUTION A PRENDRE AVANT
LE GESTE
¨ Prise
de la TA de chaque côté
¨ Bilan
biologique : Hémostase
: TP, TCA, TS ;
NFS-plaq ; Groupage ABO-Rhésus, RAI 1ière et
2ième détermination
¨ ECBU
¨ Echographie
rénale : Taille
N ou faiblement diminuée des reins, Absence de malformation rénale ou des voies
urinaires, repère pour le geste
• PRECAUTION
A PRENDRE APRES LE GESTE
¨ Repos
strict allongé pendant 24 heures avec surveillance : TA, fosse
lombaire, coloration des urines
• INDICATION
¨ Svt
nécessaire pour
déterminer le type de glomérulopathie responsable de la protéinurie ; en cas de
tubulopathie, elle est peu indiquée.
¨ Elle
permet dans une certaine mesure de porter le diagnostic et d'évaluer le
pronostic.
¨ La
biopsie doit être effectuée lorsque les indications thérapeutiques dépendent
des résultats de cet examen, en particulier devant un tableau de GNRP.
¨ Une
étude du rein en M.O , en IF et souvent en microscopie
électronique est nécessaire.
• 6
NON INDICATIONS DE LA PBR
¨ Chez
l'adulte, PBR n'est pas indiquée en cas de :
ü DID ancien
avec lésions de rétinopathie évoluée et en l'absence d'argument en
faveur d'une néphropathie non diabétique.
ü Ds
amylose rénale, en cas de diagnostic de certitude sur autre
site (rectum,…) et en absence d’autres arguments étiologiques ( pas sûr, à
vérifier)
¨ Chez
l'enfant, elle n'est pas indiquée en cas de :
ü Sd néphrotique pur et primitif chez un enfant
âgé de 1 à 10 ans sans signes extrarénaux ni ATCD
familiaux
ou personnel de néphropathie ayant une réponse prolongée
à la corticothérapie
ü GNA post-streptococcique dans sa forme typique lorsque l'évolution
est rapidement favorable et en absence d’ATCD personnel ou
familial de néphropathie, de retard de croissance, de Sd No associé,
de complément normal au début +++, de persistance de l’oligurie
et de l’hématurie micro > 3 sem, de l’hypocomplémentémie
> 8 sem, d’HTA et d’insuffisance rénale
ü Purpura rhumatoïde si la protéinurie persiste < 1
mois à un niveau < 1 g/24h.
ü Protéinurie orthostatique (cf)
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• 9 CONTRE-INDICATIONS A LA PBR :
¨ 1 :
Rein unique
¨ 2 :
Reins atrophiques ++
(inutile car ne montre qu’une fibrose globale aspécifique)
¨ 3 :
Rein malformé, ectopique, kystique (PKR), dilatation des cavités
¨ 4 :
Suspicion de tumeur maligne
¨ 5 :
Suspicion de périartérite noueuse (risque d’hémorragie en cas de ponction
d’un anévrysme) : éliminer d’abord la présence d’anévrysmes par artério
¨ 6 :
Troubles de l’hémostase
¨ 7 :
HTA mal contrôlée
¨ 8 :
Infection urinaire (CI
relative)
¨ 9 :
Obésité
• COMPLICATION
DE LA PBR
¨ Hématurie
macroscopique :
le + souvent arrêt spontané en 24 H parfois nécessité d’embolisation,
exceptionnellt néphrectomie
d’hémostase)
¨ Hématome
périrénal
¨ Fistule
artérioveineuse
Source
: Fiche RDP, RDP, KB de Néphro, Medifac, QCM Intest

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