Pneumothorax

Pneumothorax



Urgence Récidive Drainage Pleurodése

Bréches (plévre viscérale) faisant communiquer l'espace pleural et les voies aériennes -> rétraction du poumon
liées

  • soit à des blebs (cavités gazeuses intrapleurales formées par la rupture d'alvéoles sous-pleurales et     de la LEI de la plèvre
   viscérale -> une suffusion d'air dans l'interstitium)

  • soit à des bulles d'emphysème sous-corticales (apex)
  • soit à une maladie pulmonaire sous-jacente (emphyséme panlobulaire)

Diagnostic clinique

Diagnostic positif


  •    Le plus typique : pneumothorax spontané du sujet jeune longiligne 


dl thoracique brutale de type pleural, coup de poignard, permanente, augmentée par toux et inspiration
associée à une dyspnée/polypnée +/- toux séche
sans fièvre

  •  Parfois indolore découvert à l'occasion d'une dyspnée ou d'une Rx pulmonaire systématique


Diagnostic différentiel

pleurésie
embolie pulmonaire
péricardite (fièvre), IDM, dissection aortique
colique néphrétique
cholécystite, pancréatite
douleur pariétale, névralgie intercostale…

Examen clinique

  • diminution ampliation de l’hémithorax concerné
  • distension thoracique localisée
  • syndrome d'épanchement gazeux de la plèvre
             tympanisme localisé            
             abolition localisée des vibrations vocales et du murmure vésiculaire (silence auscultatoire)            
             éventuellement souffle amphorique à l'auscultation
  • ± déviation controlatérale des bruits du cœur
  • signes de gravité :
             terrain débilité            
             respiratoires : dyspnée majeure (polypnée > 40/min, bradypnée), cyanose, sueurs profuses,                    tirage, respiration abdo paradoxale, distension thoracique, emphysème sous cutané            
             cardiovasc : choc, déglobulisation (pâleur, soif, pouls filant), tachycardie > 120/min, TJ,                        RHJ, Pouls paradoxal            
             neuropsy : angoisse / agitation / torpeur, astérixis, troubles de conscience

Examens complémentaires


  •  Rx pulmonaire (debout, F+P, en inspi +/- expi forcée) :

PNO partiel (clichés en expiration)
PNO complet : poumon rétracté sur le hile, hyperclarté homogène en périphérie
PNO complet + bride : risque d'hémopneumothorax et de déchirure (grave)
PNO compressif (brèche à clapet = soupape) : refoulement du médiastin et du poumon controlatéral (grave)
PNO bilatéral (grave)
Hémopneumothorax (NHA) (grave)

  •  TDM thoracique

non nécessaire au diagnostic
utile pour les PNO minimes avec Rx pulmonaire normale et pour la recherche d'une cause favorisante avec risque de
récidive (pleurodése)

  •  ECG

si pneumothorax G -> axe Dt, diminut° onde R et invers° onde T ds dérivat° précordiales : intérêt ds diag différentiel

  •  GDSA

hypoxémie modérée (par "shunt" au niveau du poumon collabé)

Diagnostic étiologique

  •  PNO provoqués, iatrogéniques

ponction pleurale, biopsie pleurale
KT sous clavier
ventilation assistée et PEEP (Positive End Expiratory Pressure)
biopsie transbronchique ou transpariétale

  •  PNO traumatiques

direct : arme blanche, fracture de côte
indirect : syndrome du tableau de bord (traumatisme thoracique à glotte fermée), controlatéral à un trauma

  •  PNO spontanés

idiopathique : Homme (Ratio H/F=8) 20-35 ans
insuffisance respiratoire chronique obstructive (50 ans, dyspnée)
asthme
tuberculose
pneumocystose ou ttt prophylactique (VIH)
cancer bronchique ou pleural
silicose
histiocytose X
sarcoïdose
fibrose interstitielle diffusestaphylococcie pleuro-pulmonaire du nourrisson

CAT en situation d'urgence

Urgence thérapeutique si compressif ou bilatéral d'emblée (VIH + pneumopathie) ou
hémopneumothorax

Repos lit strict
Ttt sympto du pneumothorax

  •  Abstention thérapeutique

avec repos au lit si petit décollement < 2 cm sans retentissement respiratoire

  •  Exsufflation à l'aiguille en urgence ou drainage

réalisés au niveau du 2e espace intercostal par voie antérieure ou au 5e espace intercostal par voie axillaire après
anesthésie locale

Actuellement on utilise le plus svt le pleurocathéter permettant une solution simple élégante et efficace

  •  Drainage aspiratif

au drain de plus gros calibre en cas d'hydropneumothorax, de PNO sur poumon pathologique (BPCO...), de
pyopneumothorax

Thoracoscopie
visualise la bréche par blebs ou bullespermet électrocoagulation, laser et talcage en cas de PNO récidivants et/ou chroniques (bullage > 8e jour)
Thoracotomie
en cas d'hémopneumothorax important
Pleurodèse (symphyse pleurale)
par thoracoscopie sous anesthésie locale et talcage
ou par chirurgie (vidéo chirurgie) avec frottage pleural ou décortication
en cas de récidive importante (2ème récidive homolatérale ou récidive controlatérale [-> pleurodèse bilat])
Ttt étio
Arrêt tabac
Eviter efforts d’expiration à glotte fermée et pratique des intruments à vent
Surveillance clinique + RX pluriquotidienne

Evolution

Risque de récidive IMPREVISIBLE de 30 à 40 % quel que soit le traitement
Bilan étio à distance cz adulte d'âge moyen : Fibro, TDM, EFR

CAT devant un pneumothorax spontanée idiopathique du sujet jeune

1. Bien toléré

  •  Repos simple au lit si


- décollement modéré,
- pas de trouble de ventilation,
- pas de bride,
- le recollement en 15 jours est habituel,
- une exsuflation à l’aiguille peut être discutée initialement.

  •  Drainage d’emblée

        - dans les autres cas, parfois après une tentative d’exsuflation à l’aiguille.
        - une kinésithérapie, voire une fibro-aspiration, peuvent être utiles en cas d’encombrement ou                   trouble ventilatoire,

2. Mal toléré

 - Drainage d’emblée

Bilan à faire à distance dans le cadre d’un pneumothorax spontanée du sujet jeune

Pour dépister un emphysème débutant : à distance de l’épisode : E.F.R. avec DLCO, scanner thoracique en coupes fines, dosage d’Alpha-1-AntitrypsineCAT

CAT devant un pneumothorax mal toléré

  - O2 thérapie en fonction GDS et de la saturation en O2 non invasive.
  - Voie veineuse
  - Correction d’un éventuel choc hémorragique par macromolécules.
  - Antalgique
  - Prélever NFS, Ht, hémostase, ionogramme, groupe Rh, RAI, GDS.

  •  Drainage après anesthésie locale à la xylocaïne :

  - 2ième espace intercostal sur la ligne médio-claviculaire,
  - ligne axillaire antérieure.

  •  Aspiration variable et dépend de l’état pulmonaire sous-jacent :

  - nécessité de dépression importante en cas de fibrose pulmonaire,
  - risque d’
oedème à vacuo en cas de dépression trop importante avec expansion rapide du poumon (PNO ancien avec collapsus au hile).

  •  Surveillance :

  - clinique : FR, cyanose, FC, TA,
  - Sat O
2,
  - bullage,
  - radiographie du thorax quotidienne.

  •  Retrait du drain après épreuve de clampage si le poumon est à la paroi sans bullage.
  •  Si échec après 8 à 10 jours, discuter une symphyse pleurale chirurgicale.


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