Orientation diagnostique
Bandelette urinaire :
Dépistage et
suivi d'une hématurie repose sur la détection de l'activité peroxydase de l'Hb
dans l'urine
Seuil de détection : > 5 GR/mm3 Q nécessite confirmation par
une étude cytologique des urines
FN : sont exceptionnels si bien qu'une
BU négative permet d'exclure quasi-formellement toute hématurie anormale. (ex
de FN : pH acide (< 5), acide ascorbique dans l'urine)
ECBU : Examen microscopique du culot de
centrifugation d'urines fraîchement émises (sans sondage), en milieu de jet, recueillies stérilement :
recherche hématies, leucocytes, germes
Cytologie urinaire
quantitative (culot) : Quantifie
l'hématurie après centrifugation de l'urine => N < 5 GR/mm3
Aspect macro
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Cytologie
urinaire
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HLM
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CAT
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Normal
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< 5 /mm3
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|||
Microscopique
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Urine de couleur normale
(tjs un certain degré de leucocyturie
associé)
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> 10 /mm3
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> 10 000/min
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Même bilan étiologique
complet
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Macroscopique
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Urines rouges ou brunes
La couleur par elle-même
ne reflète pas de la qté de sang : 1ml de sang colore 1 l d’urine
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> 300 000/min
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Devant toute hématurie macroscopique, centrifugation
de l'échantillon urinaire pour vérifier si la coloration rouge se situe dans le sédiment
urinaire ou dans le surnageant.
Hématurie est confirmée si culot =
sédiment rouge + surnageant clair
Si le surnageant est rouge orangé ou la coloration diffuse dans le tube, recherche d’hème dans le
surnageant avec une bandelette urinaire
Présence d'hème : soit
d'une myoglobinurie soit d'une hémoglobinurie.
Absence
d’hème : porphyrie (urine porto), utilisation de phénazopyridine
(analgésique vésical), ingestion de betteraves ou de myrtilles
chez des patients susceptibles, Rifampicine,
Flagyl
Eliminer toujours une
contamination des urines par du sang de voisinage : Règles, métrorragies, urétrorragie (émission de sang par méat urinaire
en dehors des mictions Q => souvent
plaie de l'urètre), hémospermies.
Diagnostic étiologique
Perso :
Trauma, fdr de k urothéliaux, radioT pelvienne, chimioT (endoxan),
néphropathie, effort physique important…
Médicaments pouvant être
responsable de néphropathies interstitielles aiguës ou chronique (Analgésique
(phénacétine, paracétamol, aspirine), Lithium,
cisplat, Pb, ampho B), hématurie sous traitement anticoagulant => rechercher lésion
ss j
Association à
des caillots : origine urologique
Histoire infectieuse récente ORL ou respi suggère
soit une GNA postinfectieuse, soit une néphropathie à IgA.
Hématurie
cyclique chez la femme avec recrudescence per ou post menstruelle suggère
une endométriose de l'arbre urinaire. Une contamination par du sang menstruel
est également possible.
Totale : origine rénale
(car urine sanglante se dilue dans urine de vessie) ou abondanteQ, pas de valeur
localisatriceQ
Signes associés
Dl lombaires (obstruction unilat
sur caillot ou calcul), pyurie + dysurie : infection de l'arbre urinaire
Dysurie,
rétention aigue d’urine chez un homme âgé oriente vers une
obstruction prostatique
Anomalie de la
miction : en faveur d'uropathie
OMI, HTA
TR, TV
Pâleur
cutanée, pouls, TA (très rarement mal tolérée ; l’hématurie microscopique n’est
jamais responsable d’anémieQ)
Extraglomérulaires
|
Glomérulaires
|
Présence de
symptômes urologiques (colique néphrétique, douleurs, dysurie, fièvre) Hématurie initialeQ (urètre)
Hématurie terminaleQ (trigone vésical)
|
Absence de signes urologiquesQ
Coloration
brunâtre « coca-cola » : suggère l’association d'un tps de transit
prolongé à travers le néphron et d'un pH
urinaire acide
aboutissant à la formation de méthémoglobine qui a cette couleur
particulière.
|
Présence de caillots
|
Pas de caillotsQ
(Présence d’urokinase +
Activ tissul du plasminogène)
|
GR réguliers, biconcaves, arondis, uniforme en taille
(comme sur un frottis)
|
Présence
de cylindres hématiquesQ quasi pathognomonique
Présence de GR
dysmorphique Acanthocytes (GR en anneaux avec protrusion vésiculaire)
ProtéinurieQ > 0,5g/24hQ en
l’absence d’H.macro
|
Aucune cause d'hématurie de faible
abondance et strictement isolée nécessite un dgstic immédiat. Il est svt
préférable de répéter l'examen urinaire
après qq jours ou qq sem pr vérifier si l'hématurie est persistante ou intermittente.
Hématurie transitoire du sujet jeune :
très fréquent, au moins 1 épisode dépisté chez 40% des sujets de 18-33 ans. Pas d’ étio évidente
: fièvre, infection, traumatismes et exercice
sont des causes possibles de ces hématuries transitoires.
Hématurie du sujet âgé > 50 ans, même transitoire doit faire évoquer
un cancer des voies urinaires :
Ni la
cytologie, ni l'UIV ne détectent de façon fiable l'ensemble des tumeurs.
Echo est très
sensible pr les tumeurs rénales alors que la cystoscopie est + fiable pr les
cancers de la vessie
Le risque de cancer sous-jacent est encore + important en cas
d'hématurie persistante, d'origine extraglomérulaire et sans cause évidente
lors de l'interrogatoire.
Examens complémentaires
Iono, Urée, Créat
UIV :
rein muet, lacune (tumeur calcul caillot), amputation fond de calice (nécrose
papillaire) (!QCM :en 1°intent°)
Cystoscopie : si
HU actuelle, isolée, totale (en urgence à l’internat, pas en vrai)
Urétrocystoscopie (si Ø étio. après
bilan initial)
PBR si bilan négatif et néphropathie probable
Carcinogène
chimiques
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Inflammation chronique
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exposition
professionnelle au colorants et au caoutchouc
tabac
cyclophosphamide (Endoxan)
phénacétine "herbes
chinoises"
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schistosomiase leucoplasie diverticule vésical extrophie
vésicale
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Etiologies
Hématuries extraglomérulaire
|
Hématuries glomérulaires :
|
Cystites infectieuses
Tumeurs de la voie excrétrice urinaire
(dt vessie) Lithiase urinaire
Cancer du rein
Affections prostatiques (cancer et prostatite aiguë)
Polykystose rénale
Infarctus rénal Nécrose papillaire
Tuberculose et Schistosomiase urinaire
Traumatisme rénal
Angiomyolipome
rénal Malformations vasculaires rénales
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Maladie de Berger
GNA post-infectieuse GNMP
GNRP (prolif extracapillaire)
Syndrome d’Alport
Maladies des membranes basales minces
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Etiologies
Tumeurs rénalesQ++ : hématurie totaleQ,
indoloreQ et intermittenteQ. (!Kystes du rein : pas
responsables d'hturie)
Tumeurs urothéliales :
vésicales (Hématurie macro), haut appareil urinaire (calice, bassinet, uretère)
Adénome et cancer de la prostate ne
provoquent pas en règle d'hématurie, une hématurie initiale est cependant
possible, c'est un diagnostic d'élimination.
Infections urinaires non spécifiques : cystites, urétrite,
prostatite, pyélonéphrites aiguës communes
2 infections spécifiques doivent être envisagées :
Tuberculose : HU macro. Rechercher un contage, des atcd
tuberculose pulmonaire, une réaction phlycténulaire à l'IDR à la tuberculine,
une AEG, recherche du BK ds les urines centrifugées recueillies 3 jours de
suite + culture sur milieu de Lowenstein, UIV : caverne, sténose calicielle,
sténose d'uretère
Bilharziose
urinaire : helminthiase trématodes : Shistosoma haematobium, japonicum,
Mansoni, Mekongi
Contamination par
baignades en eau douceQ+ ,cultivateurs
= pénétration transcutanéeQ au MaghrebQ , en Afrique intertropicaleQ MadagascarQ,
EgypteQ,
MaliQ ; Absente aux antillesQ1998
et en FranceQ2000
B.urogénitale :
Fièvre, dyspnée, urticaire, prurit, hématurieQ macroscopique
vésicale récidivante, S.de cystite, cervicite, prostatite.
Autres atteintes : B.intestinale
(diarrhées) ; B.hépatosplénique: (hépatite granulomateuse, http), CPC (apport
massif d’œuf ds la circu pulmonaire)
Paraclinique :
HyperEosinophilieQ+, Nodules vésicaux., pseudo-polypes en
rectoscopie, MEE œufs ds urinesQ, selles, UIV (vessie calcifiée porcelaineQ,
sténose du bas uretère) et cystoscopie (semi d'œufs de bilharzies sous la muqueuse) + biopsie vésicale
Risques: Réaction vésicale, sténoses
urétérales, insuffisance rénale, tumeur épidermoïde de vessieQ
Lombaires => contusionQ ou fractureQ du
parenchyme rénal avec ou sans ouverture capsulaireQ => uroscanner.
Si
hématurie secondaire rechercher une éventuelle fistule artériocalicielle.
Vasculaires
Thrombose de l'artère rénale : évoquée
devant dl lombaire brutale, fièvre et hématurie concomitante macroscopique ou
microscopique
Thrombose de la veine rénale
Autres
au cours diabète
de la drépanocytose
prise
d’analgésiques (phénacétine)
k urothéliaux
Hématurie à l'effort :
Hématurie microscopique non glomérulaireQ au
décours d'un effort prolongé. cystoscopie : lésions à type d'ecchymose de la
paroi vésicaleQ doivent
cesser après 48 h de reposQ, sinon une cause néphrologique doit être
recherchée.
Néphropathies glomérulaires => devant
une hématurie isolée
et persistante d’o.glomérulaire, 3 diagnostics à évoquer :
Néphropathie à IgA : Hématurie macroscopique mais une histoire
familiale négative
Sd d’Alport : Hématurie
parfois macroscopique généralement en association avec une histoire familialeQ d'ins rénale, association fréquente avec une
hypoacousieQ et lésion rétinienneQ
Mie des membranes basales minces
également appelée "hématurie
familiale bénigne" : Hématurie macroscopique inhabituelle + histoire
familiale peut être positive pour une hématurie microscopique et/ou une
protéinurie de faible abondance mais sans notion d'insuffisance rénale.
Mais ttes néphropathies
glomérulaires peuvent être à l’origine d’une hématurie mais elles sont rarement
isolées (GNA post infectieuseQ ,
Néphropathies interstitielles
Héréditaires (polykystose
rénale : l'hématurie témoin d'un saignement intrakystique, infection u, calcul)
Troubles de l'hémostase, maladie de
Willebrand, syndrome d'Ehlers-Danlos, hémophilies A ou B,déficits en différents facteurs de la coagulation.
Drépanocytose

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