Diagnostic
Diagnostic positif
Facile si saignement nasal extériorisé
Peut
se confondre avec hématémèse si épistaxis
déglutie + arrêt du saignement actif au niveau des FN
Interrogatoire : ATCD ORL, médico-chir perso,
familiaux, ttt
Examen clinique
Après mouchage +++ pour éliminer caillots
(entretiennent fibrinolyse locale => empêche l’hémostase)
Puis mise en place de cotonoïdes imbibés de Xylocaïne à la
naphazoline ++
Rhinoscopie
antérieure au miroir de Clar avec spéculum nasal : n’identifie que lésions antérieures
Examen
de l’oropharynx avec abaisse-langue : recherche saignement post
Nasofibroscope / endoscope rigide ± vidéo : examen approfondi de totalité de la FN, localise le saignement
Etiologies
Causes locales
Idiopathique : le + fréquentQ+++
Traumatisme
:
Corps étranger
Rhinite atrophique
Ulcération de la
cloison / perforation de cloison
Polype saignant
de la cloison (mais pas les polypes
naso-sinusiensQ ni le polype
de KillianQ qui est un polype
en bissac à moitié dans sinus maxillaire et à moitié dans FN)
Tumeur maligneQ++++++ du nez et des sinus :
(Angio)fibrome nasopharyngéQ++++++++++ = « polype saignant de la puberté masculineQ++ »
Causes secondaires
Infection : rhinite,
grippe, oreillons, typhoïde (CIVEQT)
Maladie
vasculaire : HTAQ, artériosclérose
Endocrinienne : grossesse, puberté
Troubles de la coag ou de l’agrégation plaquettaire, congénitaux (hémophilie…)
ou acquis (IHC…)
Prise médicamenteuseQ (AVKQ,
aspirine, anti-agrégants plaquettaires)
Mie de Rendu-OslerQ
Diagnostic
différentiel :
Saignement
extériorisé par les narines d’origine autre que les FN : Hémoptysie,
hématémèse, saignement à partir de la base du
crâne
CAT en situation d'urgence
Apprécier la gravité / retentissement du saignement
Interrogatoire
Importance du saignement, notion de répétition des épistaxis
ATCD médicaux du
patient (risque d’intolérance à la déglobulisation : patho coronaire…)
Examen clinique
Sd anémique et
retentissement hémodynamique : Pâleur, sueurs, tachycardie, polypnée, hypoTA
Détresse respi
liée à l’inhalation de sang (en cas d’hgie importante chez un patient
affaibli) : polypnée, encombrement
bronchique, désaturation…
Examens paracliniques
NFS (mais
en cas de saignement abondant, la chute de Hb est retardée)
Bilan d’hémostase : TP, TCA, TQ, FBN,
Plaquettes, voire dosage des facteurs de la coag, TS
Groupage ABO Rh, RAI
ECG
Exceptionnellement : bilan radio (en cas de traumatisme ou
de tumeur)
Ce
bilan ne doit pas retarder le geste local d’hémostase (qui peut tjs,
au – temporairt, assurer l’arrêt du saignement)
Mesures générales
Position demi assise pr éviter fausses routes et inhalation
Rassurer, si nécessaire, anxiolytiques
Mouchage
jusqu’à évacuation des caillots
Arrêt anticoagulants/anti-agrégants à envisager
en collaboration avec médecin traitant/cardiologue
Effet antiagrégant de l’aspirine se maintient 10 j après
l’arrêt
Si détresse respi
par inhalation : broncho aspiration après contrôle de l’épistaxis
Correction d’une
hypovolémie si nécessaire (macromolécules, transfusion CGR)
Assurer
l’hémostase : moyens
Compression
locale bidigitaleQ
Appui avec l’index sur aile narinaire juste sous les OPN pr l’appliquer sur la cloison,
pdt 5-10 min
Efficace
seulement en cas d’épistaxis minime par rupture au niveau de la tache
vasculaire (épistaxis la + fréqte)
Technique
d’anesthésie locale et de rétraction
Nécessaire avant toute manœuvre de tamponnement
Anesthésie
locale + vasoconstricteurs (Xylocaïne + naphazoline), aussi prolongée
que possible (> 10 min) : introduction de 2-3 bande de coton dans
chaque FN, trempées dans le mélange, de façon atraumatique avec une pince de
Poltizer, le long du plancher de la FN parallèlement au plan du palais, chaque
mèche repoussant la précédente vers le haut
Permet de rétracter la muqueuse
des cornets =>
permet méchage efficace par
la suite, indolore (confort du patient
+ évite HTA de stress), en évitant des lésions de la muqueuses
iatrogènes, arrête svt le saignement
Cautérisation
– coagulation
Pour saignements peu abondants dont l’origine est visible,
après anesthésie locale
Cautérisation
chimique ou thermique voire coagulation à la pince bipolaire
Surface cautérisée
doit être petite, ne pas cautériser simultanément les 2 faces du septum (risque
de perfo)
Tamponnement antérieur
Pour être compressif et dc efficace, doit être bilat (car
sinon cloison se déforme)
Si plusieurs
mèches -> le noter dans
l’observation (pour le déméchage)
Retrait (si
mèche non résorbable) à 48 h en consultation (en général, un peu traumatique)
Tamponnement postérieur
Par opérateur expérimenté, sous très bonne AL ou sous AG (mais risque d’inhalation
si estomac plein [epistaxis déglutie] ou si saignement actif)
Tamponnement postérieur classique :
Durée maxi d’un
tamponnement antérieur : 5 jours
Si déviation
septale majeure empêchant la réalisation d’un tamponnement efficace : septoplastie afin de pouvoir réaliser l’hémostase
Gestes vasculaires
Vascu des FN : branches de la carotide ext :
§ + participation de l’A carotide interne
Ligature artérielle
Ligature A maxillaire
interneQ
en
arr du sinus maxillaire (par voie transmaxillaire par ouverture de la fosse
canine et de la paroi post du sinus maxillaire et abord de la fosse
ptérygo-maxillaireQ) ou
Ligature de l’A sphéno-palatine (branche terminale) par voie nasale sous guidage
endoscopique.
Ligature A
ethmoïdales entre
orbite et ethmoïde par un abord paracanthal (incision juste en
dedans de l’angle int de l’orbite)
Embolisation
Indications
Hospitalisation si
Trble de l’hémostase
Patient isolé
Notion de récidive
Terrain fragile
Déglobulisation importante (si
retentissement hémodynamique => réa)
Saignement
minime et antérieurs
Compression
Ou cautérisation / coagulation
Saignement abondant
En 1ère intention
Si
récidive importante après ablation du tamponnement, en fonction des compétences
et disponibilités techniques ou si origine spécifique :
Ttt étio
Traumatisme et
chir maxillo-faciale : embolisation ou ligature des A ethmoïdales
Tumeur : embolisation puis ttt spécifique (chir)
Fibrome naso-pharyngien : embolisation des pédicules artériels
nourriciers puis exérèse chir
Maladie de
Rendu-Osler : ttt difficile (coagulation, tamponnement au pansement
résorbable, dermoplastie, embolisations répétées, ligature des A ethmoïdales…)
Examen
précis des FN à distance du saignement
Source : Fiches Rev Prat, Rev Prat 2000, QCM Intest

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