Clinique
Manifestation paroxystique d’anxiété,
physique et psychique
Début
brutal, nocturne
Sensation de danger imminent, de déréalisation (= de vivre un rêve), d’impuissance et de détresse devant le danger
Angoisse
flottante, pseudo-phobie
Sensations d'étourdissement, de vertige (non
rotatoire) et parfois un évanouissement complètent le tableau
Signes physiques
Agitation stérile ou prostration résignée
Diagnostic
étiologique
Ces crises inaugurent souvent une pathologie anxieuse = trouble panique
A
l’origine d’une anxiété quasi permanente : le sujet appréhendant
continuellement la survenue d’une nouvelle attaque de panique = " peur
d’avoir peur " = anxiété anticipatoire
souvent
évitement des situations dans lesquelles le sujet se sent particulièrement
vulnérable, dont il ne peut s’échapper facilement ou dans lesquelles il ne peut
être aidé en cas de crise (éloignement du domicile, foule, transports en
commun, grands espaces, etc…) = trouble panique associé à une agoraphobie
Dans certains cas, une crise spontanée
peut rester isolée et ne pas rentrer dans le cadre d’un trouble panique.
Des situations extrêmes de la vie peuvent
déclencher des réactions d’angoisse chez des sujets indemnes de pathologie
préalable : accident, agression, annonce d’une mauvaise nouvelle, imminence
d’un événement important, etc.
Certains
sujets, souffrant de troubles anxieux, ont en revanche une vulnérabilité très
particulière à des situations spécifiques, à l’origine de crises
d’angoisse prévisibles.
sujets
phobiques (phobies
spécifiques, phobies sociales) peuvent ainsi avoir de véritables
attaques de panique
lorsqu’ils sont " exposés " à un objet phobogène (animal, objet,
lieu, situation sociale, etc.)
sujets souffrant de syndrome de stress post-traumatique peuvent
également présenter des crises d’angoisse dans des circonstances qui leur
rappellent l’événement traumatisant antérieur.
La plupart des troubles psychiatriques peuvent être
à l’origine d’états anxieux aigus, dont les caractéristiques peuvent se
rapprocher plus ou moins de la crise typique.
de crises
d’angoisse aiguës
angoisse
associée peut être de nature très variable,
pathologies alcooliques et autres
dépendances, avec de nombreuses étiologies possibles (intoxication, sevrage,
troubles anxieux, dépressifs, ou organiques associés, etc.).
susceptibles d’induire
à elles seules des crises
d’angoisse aiguës, et leur recherche doit être systématique en cas de contexte évocateur :
alcool, cannabis,
alcool
Il
peut s’agir d’un diagnostic différentiel,
certains troubles somatiques favorisent par ailleurs
l’émergence d’une symptomatologie anxieuse aiguë, qu’il faut alors traiter comme
telle en plus de la pathologie organique :
crises
d’angor, crises d’asthme,
L’examen somatique dans
l’urgence est à adapter à la situation et aux premiers signes d’orientation,
pouvant
se limiter à une auscultation et à une prise de tension artérielle
réalisation
d’examens complémentaires en urgence : électrocardiogramme, examens sanguins,
biologiques et recherche de toxiques
au moindre doute. (au min. : ECG, Gly, rx thorax)
Au
plan psychopathologique
recueillir
le plus d’informations possibles sur les antécédents du patient et les
circonstances de la crise, avec la contribution éventuelle de l’entourage.
écoute
attentive du discours du patient, même sur une période courte, pour orienter le
diagnostic étiologique.
Mesures
générales
éloignement des facteurs anxiogènes extérieurs + présence
rassurante d’un professionnel permettent très rapidement de réduire l’intensité
de la crise ou de la faire cesser.
Si
l’examen est en faveur de l’existence d’une pathologie organique associée à
l’angoisse, il faut le préciser au patient et le prévenir des éventuels
traitements et examens complémentaires prescrits.
Dans
le cas contraire, il est aussi important de le signaler au patient, sans
conclure à l’absence de pathologie mais en pointant l’origine psychologique de son état, permettant d’attribuer à l’anxiété les symptômes physiques
observés.
Lui rappeler
que la crise va naturellement céder et qu’en aucun cas sa vie n’est en danger est souvent indispensable.
orienter cette attention vers un essai de détente d’une
partie du corps comme les muscles du bras ou des épaules,
surtout
modifier le rythme respiratoire : doit être le plus lent et le plus "
superficiel " possible, bouche fermée et en s’aidant d’une respiration
abdominale plutôt que thoracique. Les respirations amples et l’hyperventilation
favorisent en effet l’hypocapnie responsable de nombre de symptômes somatiques.
Il
faut ensuite expliquer au patient ce qu’il vient de vivre,
En
fonction de celle-ci, le patient sera orienté vers son médecin traitant ou vers
un spécialiste en fonction de l’étiologie (traitement préventif dans un trouble
panique par exemple).
Il
ne s’impose que lorsque la crise se prolonge malgré les méthodes énoncées
ci-dessus, par exemple au-delà d’une demi-heure, ou que les symptômes sont très
intenses (agitation psychomotrice très importante).
En urgence
: anxiolytique Q, en l’absence de CI : Per os : benzodiazépines : diazépam (Valium®), 1 comprimé à 5 ou 10 mg
L’effet
anxiolytique, s’accompagnant éventuellement d’un effet sédatif (en fonction de
la dose et de la sensibilité du sujet), est obtenu en 15 à
30 min environ.
surveillance : vigilance et fonction respiratoire,
surtout en cas de prise récente d’alcool ou d’autres toxiques, opiacés
notamment.
Source
: rdp, KB, medline ttt.

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